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Faire ses semis.

Le semis est la première étape, mais bien qu'elle paraisse facile : "On prend de la terre, on fait un trou et on met la graine puis la recouvre", il faut tout de même connaître certaines choses à ce sujet !

 

 

Etape 1 : Le semis stricto-sensu

 

  • La date : Commençons déjà par la date des semis ! Selon votre région vous pouvez semer plus ou moins tôt ! Au nord de la Loire, rien ne sert de semer avant le 15 mars ! Tout d'abord parce que les gelées tardives sont fréquentes et en plus les quelques expériences que vous pouvez mener montreront que les semis de fin mars rattrapent toujours ceux de fin février !
  • Où semer : Vous pouvez utiliser des plaquettes de semis dites "professionnelles", étudiées pour les semis et très pratiques. Sinon, pour quelques plants, des bacs à semis, achetés pour quelques euros dans des enseignes de hard-discount, suffiront amplement. A l'intérieur de ces bacs se trouvent en général des plaques de 24 alvéoles. Dans chacune de ces alvéoles, vous pouvez y mettre 1 graine. Vous pouvez en mettre plus par alvéole et par variété, mais sachez que vous devrez séparer les racines au moment du rempotage ce qui peut fragiliser légèrement les plants.
  • Quel terreau : Remplir toutes les alvéoles de terreau spécial semis : ce terreau est léger, avec des petites perles de vermiculites blanches, c'est très important pour que les graines soient dans un milieu aéré.
  • L'arrosage : Il vaut mieux éviter de remplir le bac d'eau, mais assurer plutôt une pulvérisation récurrente quitte à ce que le terreau sèche légèrement entre temps. Trop d'humidité sera propice aux champignons ! Une fois toutes les graines germées on évitera de pulvériser mais au contraire assurer un arrosage par le dessous en mettant un fond d'eau dans un bac.

OÙ PLACER VOS SEMIS ?

 

Solution 1 : A l'extérieur, chauffé dans un bac à semis .... :

  •  Avantages : Il n'y a pas besoin de lumière artificielle, la lumière du jour suffit.
  • Inconvénients : Valable uniquement pour des semis à partir de mars (sinon l'apport de lumière artificielle est obligatoire) et cela nécessite de chauffer.
Le principe est de se fabriquer un bac dans lequel les bacs à semis seront disposés. On pourra prévoir un couvercle non opaque : vitre, voile d'hivernage, polycarbonate ...
Il va aussi falloir prévoir un système de chauffage pour éviter les gelées. Une méthode naturelle consiste à étaler une bonne épaisseur de fumier frais au fond et d'attendre quelques jours pour que la température dégagée se stabilise, en n'oubliant pas pour cela d'arroser ce dernier. Peu onéreuse mais qui ne se contrôle pas ! 
Sinon, mettre un fond de sable de 3-4 cm avant de placer un câble chauffant en serpentin, câble prévu à cet usage ! Recouvrir ce dernier d'une autre couche jusqu’à ce qu'il soit enfouit à ras de sable. Enfin, mettre les différents bacs à semis par dessus dans lesquels se trouvent les précieuses graines en pleine germination ... Par dessus le tout une plaque en verre ou un voile ou autre converture transparante pourra être utilisee de façon à limiter les pertes de chaleur en cas de très faibles températures extérieures.
L'utilisation d'un thermostat peut être utile (mais n'est pas obligatoire) ! Cela évite que le câble ne fonctionne quand la température est déjà suffisante avec le soleil diurne.   

Solution 2 : A l'intérieur sous lampe artificielle

  • Avantages : Les semis sont à l'abri des intempéries et accessibles facilement. Sauf si la température de la pièce est trop fraîche pas besoin de chauffer. Cette solution est très préférable pour les semis de poivrons/aubergines de fin janvier.
  • Inconvénients : Nécessite un apport de lumière artificielle de type néon ou ampoule horticole à hauteur de 14h par jour minimum à 20° sous peine de voir les plants filer (un bord de fenêtre suffit très rarement au nord de la Loire). On peut les faire fonctionner de nuit en heures creuses.
=> L'humidité intérieure de nos maisons étant en général assez faible, mettez vos semis à l'étouffer en utilisant un couvercle transparent, le temps de la germination. Pensez à aérer afin d'éviter la moisissure ou la fonte des semis. Enlevez ce couvercle après germination.
=> Pour les ampoules, vous avez le choix !
  • Les néons horticoles => Comptez entre 50 et 100€ pour éclairer 1 m², facile à brancher. Les néons doivent être changés au bout d'un certain nombre d'heures d'utilisation, sinon bien qu'ils paraissent encore fonctionner le spectre lumineux n'est plus adéquat pour les végétaux.
  • Les ampoules CFL => Ce sont des ampoules à économie d'énergie mais de gros calibre. Ils permettent d'économiser de l'énergie et sont assez puissantes mais doivent être manipulées avec précaution. Comptez 30 à 40€ une ampoule pour éclairer 1m² (durabilité : 5000 à 10 000 heures)
  • Les lampe LED => Très onéreuses mais ne consommant pas beaucoup, elles sont très durables (plus de 10 ans).
  • Les lampes à sodium ont un rendement lumineux puissant par rapport à leur consommation (qui peut être importante mais rentable) et une durée de vie assez longue. Elles peuvent donc éclairer de plus grandes surfaces.  En revanche elles chauffent énormément (ce qui peut être un avantage pour chauffer vos plants en parallèle) et nécessitent une petite installation spécifique souvent vendue avec pour protéger des coupures d'électricité ou des variations d'intensité qui les grillent.

Quelque soit l'ampoule que vous achetez, il faut veiller à la température de couleur qui se mesure en Kelvin (K). Cette unité de mesure permet de déterminer le spectre de votre ampoule. Or, le spectre est déterminant pour une plante selon si elle est en période de croissance ou de floraison. Pour rester simple, un plant en pleine croissance à besoin d'une température de couleur élevée que l'on trouve autour de 6400K. Le rendu lumineux sera plutôt blanc bleuté. C'est donc ce qu'il vous faut pour vos semis et boutures !

 

Pour faire fleurir des plants, la température de couleur doit être basse autour de 3000K, le rendu lumineux sera plutôt orange/rouge. Ces ampoules ne sont pas utiles dans notre cas, puisque ce sera le soleil qui se chargera de cela en pleine terre.

Ampoule CFL 135W
Ampoule CFL 135W

Solution 3 : Au bord d'une fenêtre

Cette technique n'est pas souvent payante pour ceux qui sont au nord de la Loire car les bords des fenêtres ne donnent pas une quantité de lumière suffisante.

On pourrait croire que nos fenêtres sont une belle source de lumière, mais en réalité la lumière utile à nos plantes qu'elles procurent sont faibles. 

Si vous avez un smartphone, vous pouvez installer une application gratuite comme Photometer sur Android (ou équivalent sur iOS) qui utilise le capteur de lumière pour donner une approximation de l'intensité lumineuse en lux. En dessous de 1000/2000 lux cela est inutile de les placer sans un apport de lumière et vous serez surpris des résultats des mesures  !

En plein soleil on atteint souvent les 50 000 lux !

 

Sachez aussi que la température entre en compte. Plus la température de la pièce est élevée plus l'intensité et la durée d'éclairage nécessaire sera nécessaire ! Si vos plants filent au bord de vos fenêtres c'est surement pour cela !


Etape 2 : Le rempotage

Quelques semaines plus tard (environ 3), les plants commencent à avoir leurs premières vraies feuilles. Ils commencent à être serrés dans leurs petites alvéoles qui sèchent rapidement du fait des nombreuses racines. Il va donc falloir passer au rempotage. Dans des petits pots carrés (9x9 minimum), remplir de terreau horticole de bonne qualité (il faut qu'il soit assez fin) que l'on humidifie bien avec de l'eau. Cette eau, que l'on peut diluer avec un peu de bicarbonate de soude (4 g/L GRAND maximum) pour limiter la prolifération des champignons.
Utilisez du terreau horticole spéciale rempotage (ou à géranium) et de qualité ! L'idéal serait du terreau professionnel ! Un bon terreau, est un terreau avec peu de déchets organiques (bois, brindilles, ecorces), assez fin qui absorbe bien l'eau sans stagner en surface.
L'utilisation d'un mauvais terreau facilitera la fonte des semis, pourrait étouffer les plants ou réduire leur croissance. Il ne faut pas sous estimer ce point car cela peut entraîner la perte de vos plants sans même que vous vous doutiez de l'origine du problème.
Ensuite, vous pouvez mettre vos plants en serre froide ou continuer à les mettre à chauffer si vous en avez la place.
Remarque : Sachez que si vous avez semé plusieurs graines dans la même alvéole il vous faudra séparer les plants et casser des racines. Cela fragilise énormément les plants, il faudra donc arroser uniquement par le dessous pour éviter le développement de la fonte des semis et sans laisser trempé en permanence  ! Voilà pourquoi l'utilisation d'une alvéoles par graine est plus favorable à la réussite des plants, les plaquettes professionnelles ayant des dimensions adaptées en hauteur et simplifiant le rempotage.
S'il fait trop frais cela prendra du temps et si la fonte des semis se manifeste, utilisez du bicarbonate de soude diluée à 5 g/L maximum (sinon vous brûlerez vos plants)
Les pots peuvent être placés en serre froide avec un voile d'hivernage pour prévenir des gelées d'avril/mai cela les renforcera. Quelques semaines plus tard (environ 3/4) les plants seront enfin prêts à être repiqués.
Au fait : Pourquoi ne pas semer dans des pots directement ?
Tout simplement parce que, au nord de la Loire, fin février / début mars il gèle encore beaucoup (-11°C début mars 2012 !) et nous n'avons pas tous les moyens de faire un système de 100 m² d'éclairage-chauffage. Lorsque les plants sont bons à repiquer nous sommes déjà début avril ou fin mars, et les quelques gelées qu'il restera pourront être neutralisées avec les voiles d'hivernage. Un vieux radiateur en position hors gel peu également aider ! 
De plus, quelque soit votre région, repiquer un plant plusieurs fois permet de stimuler les défenses et le rendre plus fort, plus costaud face aux maladies !

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